L’élément le plus sacro-saint et le plus central du Souvenir est les deux minutes de silence.
À la onzième heure du onzième jour du onzième mois, soit le mois, le jour et l’heure en 1918 où les hostilités de la Première Guerre mondiale ont cessé, les Canadiens et Canadiennes observent deux minutes de silence pour rendre hommage aux personnes tombées au champ d’honneur et reconnaître les sacrifices des militaires.
Deux minutes de silence
Les deux minutes de silence sont un moment émouvant du service du jour du Souvenir, qui fait appel à une association symbolique dans une brève cérémonie non religieuse.
Un clairon joue la dernière sonnerie, signifiant le rappel au repos pour les esprits des soldats tombés au combat. À l’origine, la dernière sonnerie était jouée pour signaler que le camp était sécurisé pour la nuit. On la jouait également pour appeler les soldats blessés ou séparés à la fin d’une bataille, afin de les guider vers la sécurité et le repos.
Sur le coup de onze heures, les Canadiens et Canadiennes de partout au pays se réunissent pour faire une pause de deux minutes de silence afin d’honorer, de remercier et de se souvenir des personnes tombées au combat. Ce moment sacré symbolise également le Canada qui monte la garde en silence pendant que les soldats tombés au combat se reposent.
Lors de la cérémonie nationale du Souvenir, un cornemuseur joue la Complainte, qui symbolise le son des conjoints et les enfants pleurant leurs morts.
La fin des deux minutes de silence est signalée par le clairon qui joue le Réveil. À l’origine, ce dernier était utilisé pour réveiller les soldats. Dans cette cérémonie, il réveille les morts et les élève au-dessus de leurs devoirs de mortels pour qu’ils reposent en paix.
À la fin de la cérémonie symbolique, un officiant récite l’Acte du Souvenir. Ils ne vieilliront pas, comme nous, qui leur avons survécu. Ils ne connaîtront jamais l’outrage ni le poids des années. Quand viendra l’heure du crépuscule et celle de l’aurore, Nous nous souviendrons d’eux. Ce à quoi tous les participants répondent « Nous nous souviendrons d’eux »