Nouvelles de la Légion

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La Légion demande au gouvernement de corriger les lacunes quant aux normes et au soutien pour les chiens d’assistance

déc. 14 2016

L’utilisation de chiens d’assistance psychiatrique pour venir en aide aux vétérans souffrant de maladie mentale est une option de traitement reconnue pour appuyer la guérison. La Légion royale canadienne comprend les bienfaits de la thérapie à recours animalier et appuie depuis longtemps ces types de programmes tant à l’échelle nationale que par l’entremise des filiales de la Légion. Pourtant, il y a un manque au Canada en termes de normes et de soutiens nationaux pour l’utilisation de chiens d’assistance.

Une préoccupation majeure pour la Légion demeure la nette inégalité dans les crédits d’impôt disponibles pour ceux et celles qui ont besoin d’un chien d’assistance psychiatrique. Conformément aux règlements actuels de l’Agence du revenu du Canada (ARC), nos vétérans ne sont pas en mesure de réclamer leurs dépenses de soins et d’entretien de leur chien d’assistance psychiatrique (pouvant comprendre nourriture, soins vétérinaires et frais de déplacement pour une formation de dressage d’animaux), étant donné que leur santé mentale n’est pas une condition admissible aux frais médicaux pour un animal d’assistance. Les règlements actuels de l’ARC ne prévoient que des déductions pour le coût d’un animal spécialement formé pour aider une personne qui est :

  • Veteran and his dogaveugle
  • profondément sourde
  • affectée d’une déficience physique grave et prolongée qui restreint nettement l’utilisation de ses bras ou de ses jambes
  • atteinte d’autisme grave ou d’épilepsie grave
  • atteinte de diabète sévère (pour des dépenses engagées après 2013)

es vétérans et les membres de leur famille qui se fient à des animaux d’assistance pour mieux faire face à l’autisme, à l’épilepsie ou à des problèmes de vision, bénéficient d’un crédit, alors que ceux qui souffrent du SSPT et qui ont besoin d’un chien d’assistance ne le peuvent tout simplement pas.

La maladie mentale peut s’avérer un problème de santé débilitante et doit être dûment reconnue et soutenue en matière de recherche, de traitement et soins, et de soutien financier, incluant des déductions fiscales justes pour les dépenses médicales encourues par ceux et celles qui sont traités pour maladie mentale.

Le 9 décembre, La Légion royale canadienne a fait parvenir une lettre à l’honorable Bill Morneau, ministre des Finances, exhortant son gouvernement de remédier immédiatement à cette inégalité et d’ajouter la maladie mentale aux critères contenus dans les règlements de l’ARC pour déductions médicales en lien avec les animaux d’assistance. Plus précisément, de permettre aux vétérans du Canada qui ont un Certificat pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées auprès de l’ARC et dont leur chien d’assistance leur a été fourni par un organisme qualifié pour former des chiens-guides ou des chiens d’assistance, la possibilité de demander un crédit d’impôt et d’accroître leur stabilité financière.

En plus de régler l’iniquité des règlements de l’ARC, la lettre adressée au ministre portait également sur l’établissement de normes nationales de formation pour les chiens d’assistance. La Légion préconise des normes nationales et a par ailleurs exprimé le vœu, qu’en 2017, des normes nationales soient élaborées pour des chiens d’assistance agréés. Ces normes, qui sont essentielles pour inculquer une plus grande responsabilité chez ceux et celles qui forment des animaux d’assistance, verront à assurer la sécurité de la personne handicapée et celle de l’animal, et renforceront la confiance du public envers la communauté de formation des chiens d’assistance.

La Légion presse le gouvernement de remédier immédiatement à ces lacunes et d’améliorer les soins et l’accès à la thérapie à recours animalier pour les vétérans du Canada.