Nouvelles de la Légion

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La Légion endosse les recommandations du vérificateur général

nov. 25 2014
Besoins en personnel, accès au service et délais dans le traitement des dossiers demeurent les grandes lacunes à résoudre

Ottawa (Ont.) 25 novembre 2014 – La Légion royale canadienne accueille favorablement le rapport du vérificateur général publié6 aujourd’hui, et où l’on retrouve plusieurs préoccupations soulevées par la Légion au cours des derniers mois – en particulier les enjeux liés aux indemnités d’invalidité, aux niveaux de dotation de personnel et à l’amélioration de l’accès aux services par les vétérans et leur famille.

« Le rapport du vérificateur général prouve le bien-fondé de bon nombre de problèmes dont nous avons fait état en lien avec les soins et les avantages offerts aux vétérans », de dire le président national, M. Tom Eagles. « Notre position sur ces questions a constamment été martelée devant le Parlement en comité et par l’entremise de nos congrès nationaux, et, faut-il le dire, nous sommes heureux de voir le vérificateur général exposer en détail ce qui doit être corrigé pour améliorer la prestation des soins en santé mentale pour nos vétérans », de rajouter M. Eagles.

On retrouve dans ce rapport les principaux enjeux liés à l’accès aux soins en santé mentale pour nos vétérans, et que la Légion endosse, soit :

  • La plupart des points soulevés par le vérificateur général exigera d’ACC et du MDN qu’ils accroissent leur personnel dans divers secteurs afin de permettre un accès plus rapide aux soins. Des besoins en professionnels de la santé, en personnel de soutien, en gestionnaires de cas, et de d’autres fournisseurs de soins devront être comblés pour répondre aux lacunes relevées par le vérificateur général.
  • Les programmes de prestations d’invalidité, qui voient au soutien d’une majorité de vétérans en matière de soins en santé mentale, n’offrent pas un service rapide. La position de la Légion a toujours été que pour chaque journée de retard qu’un vétéran encourt dans l’accès aux soins, c’est là une journée de trop de souffrances inutiles. Du point de vue du vétéran, il faut 32 semaines pour recevoir une décision d’admissibilité, et cela prend encore trop longtemps pour ACC avant d’obtenir du MDN les dossiers du militaire. Cette période, qui est passée de 18 mois à 16 semaines, demeure encore trop longue. La Légion croit fermement qu’une meilleure collaboration ‑ voire intégration – doit être maintenue entre ACC et le MDN à l’égard du partage des dossiers du personnel et de leur dossier médical. Les vétérans ne doivent pas être obligés d’attendre au-delà du strict nécessaire pour avoir accès aux soins dont ils ont besoin.
  • La Légion a toujours affirmé haut et fort qu’on n’accordait pas assez d’attention à répondre aux besoins des membres de la famille qui doivent vivre et composer avec des vétérans pouvant souffrir de maladie mentale. Le vérificateur général précise clairement que les activités de sensibilisation d’ACC pourraient faire plus pour les autres intervenants clés, tels que les médecins de famille et la famille immédiate du vétéran, dans le cadre du continuum élargi des soins à offrir. Les officiers du Bureau d’entraide de la Légion sont témoins chaque jour de telles situations et sont tout à fait conscients que ce besoin doit être comblé. Les familles doivent aussi avoir accès à des ressources qui les aideront à répondre à leurs besoins.
  • La Légion est ouverte à l’adoption d’une culture de prestation de soins qui soit plus axée sur le vétéran et qui doit jaillir des ministères d’Anciens Combattants Canada et de la Défense nationale. On doit revoir et corriger les processus de demande et d’appel d’ACC pour en arriver à des résultats plus positifs suite à une première demande de prestations. En effet, le taux élevé de succès (65 %) des appels fait bien ressortir les problèmes émanant du processus initial de prise de décision. On doit insister davantage sur une prestation qui mise sur la qualité des soins et services à offrir aux vétérans et à leur famille, plutôt que sur un gouvernement qui ne se penche que sur des projections et des chiffres. Des indicateurs doivent être établis pour mesurer si les niveaux de soins de santé et de prestations offerts ont des effets positifs auprès des vétérans.
  • ACC a mis en place une stratégie en matière de santé mentale, mais n’a pas établi de mesures de rendement qui ciblent l’état de la santé mentale et les résultats positifs chez les vétérans et leur famille.

Selon les statistiques d’Anciens Combattants Canada en date du 31 mars 2014, ce sont quelque 15 000 personnes qui sont admissibles à recevoir un soutien en matière de santé mentale dans le cadre de ses programmes de prestations d’invalidité. On y rapporte aussi qu’en 2002, on connaissait une augmentation de 2 % du nombre de clients d’ACC avec des problèmes de santé mentale; ce pourcentage en 2014 s’est accru à 12 %. Il est donc important que ces enjeux soient abordés.

« La Légion s’attend maintenant à ce que ACC produise un plan d’action bien défini quant aux recommandations émanant du rapport du vérificateur général », de dire M. Eagles. « Et nous sommes grandement rassurés que nos positions adoptées de longue date sur ces questions aient été pleinement entérinées dans ce rapport. Il témoigne de la pertinence de l’action sociale de la Légion alors que nous nous attaquons aux importants enjeux auxquels les vétérans font face aujourd’hui », de conclure M. Eagles.

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Pour plus d’informations, prière de contacter M. Bruce Poulin, de la Direction nationale, au (613) 591-3335 poste 241 ou au (613) 292-8760, ou encore par courriel à bruce.poulin@legion.ca7