Mères décorées de la Croix d’argent

La Croix du Souvenir (souvent appelée la Croix d’argent) a été initialement approuvée le 1er décembre 1919. Elle était décernée comme le souvenir de la perte personnelle des mères et des veuves des soldats et marins canadiens morts au champ d'honneur pour leur pays.

Aujourd’hui, chaque année, parmi les nominations faites par les directions provinciales de la Légion et des particuliers, la Légion choisit la Mère nationale de la Croix d’argent pour représenter les mères du Canada à la cérémonie du jour du Souvenir qui se tient le 11 novembre, à Ottawa. Son mandat, qui commence le 1er novembre, est d’une durée d’un an, période durant laquelle elle est appelée à accomplir d’autres fonctions officielles.

 

Mère nationale de la Croix d’argent 2021 – Mme Josée Simard

À titre de Mère nationale de la Croix d’argent, Mme Simard est appelée, le 11 novembre, au nom de toutes les mères canadiennes qui ont perdu un fils ou une fille lors d’opérations militaires ou dans l’exercice de ses fonctions normales, à déposer une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada. Elle verra aussi au cours de l’année jusqu'en octobre 2022 à s’acquitter de d’autres fonctions rendant hommage aux disparus de tous les conflits.

Biographie

Mme Josée Simard

C’est entourée d'un frère et de trois sœurs que Mme Josée Simard a grandi dans la petite municipalité appelée Les Méchins, sise dans la pittoresque région du Québec qu’est le Bas-Saint-Laurent. Elle décrit sa jeunesse comme une période qui a été remplie de bonheur et d’insouciance. Au fil des ans, elle a longuement travaillé dans des rôles de relations publiques auprès de diverses organisations, dont le Regroupement des Femmes de la région de Matane (RFRM) au Québec, qui vient en aide aux familles dans le besoin.

Josée décrit sa fille Karine Blais comme une personne qui aimait la vie. Bien connue et appréciée au sein de sa communauté, elle a grandi entourée d’amis; elle s'adonnait à de nombreux sports et activités communautaires. Karine était proche de son frère Billy, ainsi que de son demi-frère et de sa sœur, Joey et Marylin; ensemble, ils aimaient faire des randonnées dans les bois, du vélo et tout simplement profiter du moment présent pour passer du temps en plein air.

Karine servait dans les Forces armées canadiennes en Afghanistan en tant que « cavalière » (‘trooper’) au sein de l'armée de terre lorsqu'elle est décédée. Sa mère ressent encore autour d'elle son énergie débordante et remplie de joie, et se souvient de sa grande passion pour la vie au sein des forces armées.

Josée considère son rôle de Mère nationale de la Croix d'argent comme un grand honneur; c’est aussi une façon pour elle de rendre hommage à sa fille Karine. Elle croit que les vétérans militaires du Canada ne doivent jamais être abandonnés, et que nous devons veiller à leur bien-être. Elle souhaite que les autres Mères de la Croix d'argent et les familles gardent espoir et restent fortes. Josée entend aussi faire passer un message de paix et d'harmonie, et non de guerre.

Pendant son temps libre, Josée aime lire et faire des promenades, et aller à la chasse avec son conjoint Marco Sergerie.

 

 

Biographie

Karine Blais

Karine BlaisKarine Blais était une « cavalière » (‘trooper’) au sein de l'armée de terre des Forces armées canadiennes, une militaire enthousiaste qui, dès son plus jeune âge, savait ce qu'elle voulait faire.

Née le 4 janvier 1988 dans la petite ville de Cowansville, au Québec, Karine était la fille de Josée et de Gino Blais. Elle a passé une grande partie de sa jeunesse avec le second conjoint de sa mère, Marco, qui l'a beaucoup soutenue et avec qui, au fil des ans, elle avait tissé des liens étroits.

Karine est décédée en avril 2009 lorsque son véhicule blindé a heurté une bombe en bordure de route près de Kandahar, en Afghanistan; quatre autres soldats avaient grièvement été blessés lors de ce même incident. Elle en était à sa deuxième semaine de sa toute première affectation. Membre du 12e Régiment blindé du Canada, basé à la BFC Valcartier au Québec, Karine servait au sein du 2e Bataillon du Groupement tactique du Royal 22e Régiment.

Josée, la mère de Karine, se souvient que sa fille lui avait parlé de l'utilisation de grenades pour la première fois, disant qu'elle était toujours stimulée par les défis et les aventures au service de son pays.

En 2006, Karine avait évoqué les raisons pour lesquelles elle voulait joindre les Forces armées canadiennes. Elle revoyait alors son entrée dans les cadets de la Marine à l'âge de 12 ans. « C'est à ce moment que j'ai eu l'idée de devenir un soldat », avait-elle écrit. Au cours des années suivantes, elle s'est jointe à une ligue de hockey et a travaillé dans un restaurant et dans une épicerie. Suite à ses études secondaires à la Polyvalente de Matane, elle s’était inscrite pour aller étudier en travail social.

En bout de ligne, toutefois, elle devait s’enrôler dans les Forces armées canadiennes.

Se décrivant comme une personne disciplinée, sûre d'elle-même et de ce qu'elle pouvait offrir, Karine se disait être une personne qui aimait les activités d'équipe et les nouveaux défis.

Au seuil de son nouveau voyage, et alors qu'elle suivait une formation en leadership, elle écrivait : « Je vais donner mon 110% plus les efforts nécessaires pour sortir enfin de l'école de leadership... ». Un sentiment tout à fait conforme pour décrire son éthique de travail, et qui a été repris plus tard par ceux et celles qui l’avaient connue et côtoyée.

Photo: Anciens Combattants Canada



 

Anciennes récipiendaires

Chaque année, les directions provinciales de la Légion et le public soumettent leurs suggestions de candidates pour nomination au titre de Mère nationale de la Croix d’argent. La liste de candidates est examinée par un comité de sélection de la Direction nationale, suite à quoi une mère est choisie pour l’année débutant le 1er novembre.

Anciennes récipiendaires